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Mines : les équipes d’encadrement technique abandonnées par le département des mines et de la Géologie  

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Dans la perspective de rendre bénéfique le secteur artisanal de l’Or, le Président de la République a dans sa politique minière institué la journée nationale des Orpailleurs de Guinée du côté de Kankan en  février 2017.  Dans cette vision du Président Alpha Condé, les artisanaux devraient avoir des couloirs (permis) pour engranger des recettes au compte de l’Etat.

Aujourd’hui, le constat est tout autre sur le terrain, puisque, depuis la 1èreédition qui s’est tenue à Kankan, seulement trois équipes d’encadrement qui ont été installées, notamment les équipes de Mandiana, Siguiri et celles de Kouroussa qui vient de contraire son installation.

Il est opportun de savoir que le département ne fourni absolument aucun effort pour encourager et éviter la fuite des capitaux à l’étranger, comme l’a voulu M. Alpha Condé.

De nos jours, nous pouvons le dire sans risque de nous tromper que  les objectifs que s’est assigné  le chef de l’Etat pour le développement du secteur de l’or sont loin d’être atteints sur l’ensemble du territoire, en ce sens qu’aucun exploitant artisanal n’a vue ou eu un permis pour la règlementation de la production artisanale.

Pourtant, trois textes ont été élaborés à cet effet,  pour rendre le secteur de l’or et du diamant plus avantageux pour l’économie du pays. A date, nul n’est censé ignorer que ce sont des millions de dollars qui se volatilisent chaque année le long de nos frontières à travers la sortie des lingots d’or et de diamants, qu’on pouvait avoir comme réserve à la Banque Centrale de la République de Guinée. D’ailleurs, la quantité de diamants et de l’or qui est produit sur le sol guinéen est méconnue par l’administration minière et publique du pays, par le simple fait que le secteur artisanal soit abandonné par les décideurs.

Vulgarisation des trois textes

On peut le dire sans se tromper qu’aucune vulgarisation n’a été faite depuis l’élaboration de ces trois textes par l’administration minière, chose d’ailleurs, qui facilite et qui encourage l’exploitation artisanale illégale de l’or et du diamant dans les zones aurifères. Pour la plupart, des connaisseurs de ce domaine disent que l’administration minière accorde beaucoup plus d’intérêt au secteur de la bauxite qu’au secteur de l’or. Alors que si on vulgarisait ces textes nul ne saura ignorer la loi.

Exploitants artisanaux et administration minière

Pour la plupart de ces hommes qui font l’exploitation artisanale, l’administration minière est entrain de faire le sabotage et d’abandonner la reforme engagée par le Professeur Alpha Condé. Depuis qu’ils ont quitté Kankan, aucun cadre du Ministère des Mines et de la Géologie n’a mit pied dans la zone pour leur faciliter l’achat des permis (couloirs), l’obtention de crédit dans la banque qui devrait être créée à cet effet.  Selon eux, en entendant que l’administration minière n’installe les équipes d’encadrement, eux ils vont se faire de l’argent à travers l’extérieur.

Il faut signaler que la première équipe et la première succursale de la Banque de développement de Guinée ont été installées à Mandiana. Malheureusement, cette équipe ne fonctionne pas et cela à permis à la Banque de transférer à Maléah où il un flux d’exploitation artisanale important dans la Préfecture de Siguiri.

Le calvaire dans l’installation des équipes d’encadrement dans les préfectures aurifères

Après les premières journées de l’exploitation artisanale qui se sont tenues le 05 février 2017 à Kankan sous la houlette du président de la République, il était question de former, d’outiller, d’installer et de mettre des moyens à disposition des équipes d’encadrement qui devraient être sur le terrain pour faire des couloirs et de suivre de façon pérenne le travail des exploitants artisanaux. Et également de permettre le paiement des taxes liées à l’exploitation artisanale de l’Or  qui pourraient renfloués les caisses de l’Etat. Nous avons constaté que sur cet ensemble de sites aurifères, seulement trois sont installées et sur ces trois installées aucun moyen de fonctionnement n’est donné pour permettre à ces équipes de faire correctement leur travail pour le bien de la nation. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, la sensibilisation et la promotion du secteur ne sont pas assurées, la poursuite de la lutte contre l’utilisation du mercure ne sont pas effectives sur le terrain.

Aujourd’hui, avec cette exploitation artisanale, nous remarquons la dégradation avancée de l’environnement, pourtant ci, ces équipes d’encadrement étaient installées et fonctionnaient correctement, tous les sites dégradés allaient être reboisés pour permettre de protéger nos cours d’eau. Comme le constat le relève, l’environnement social n’est pas en marge de cette exploitation artisanale à travers l’emploi des femmes et des enfants qui ont l’âge de partir à l’école, mais qui abandonnent le chemin de l’école au profit de l’argent facile. C’est pourquoi, nous demandons au département des Mines d’achever cette installation de ces équipes d’encadrement  dans toutes les préfectures pour stopper tous ces fléaux qui gangrènent le secteur artisanal de l’Or et du Diamant.

Il est judicieux d’imposer l’utilisation des machines (les laveries) pour mieux lutter contre l’utilisation du mercure dans l’artisanat.

Selon nos sources, la non prise en charge des ingénieurs et cadres composent ces équipes d’encadrement ne sont pas prises en charge par le département des Mines et de la Géologie. Comment voulons nous faire des résultats, si les choses élémentaires pouvant permettre à ces nouvelles équipes de fonctionner.

En outre, les mêmes sources soutiennent que depuis le mois de juin 2017 jusqu’à date que ces équipes qui ont été installées (Mandiana et Siguiri) n’ont reçu que 5 mois de primes de fonctionnement.

Par ailleurs, il faut dire que l’argent du fonds minier  rentre en ligne de compte pour ces genres d’activités.

En fin, nous invitons le chef de l’Etat de prendre toutes les dispositions pour que ces journées nationales des orpailleurs puissent continuer pour le bien des exploitants artisanaux et l’Etat guinéen.

Basekou Amirou Dramé et I. NDiaye