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La seule façon d’éliminer le risque nucléaire est de mettre fin à ce type d’armes, affirme António Guterres 

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essai nucléaire aux États-Unis le 18 avril 1953.

Alors que certains États considèrent la possession d’armes nucléaires comme vitale pour leur sécurité et leur survie nationale, l’élimination de ces armes est, au-delà du destin de ces nations, essentielle à la survie de la vie sur la planète, a déclaré vendredi le Secrétaire général des Nations Unies.

 António Guterres a appelé à l’abolition totale de l’arsenal nucléaire lors d’un événement virtuel de haut niveau qui s’est tenu à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, qui est commémorée chaque 26 septembre.

Devant l’Assemblée générale des Nations Unies, António Guterres a mis en garde contre la stagnation du processus d’élimination totale des armes nucléaires et a averti qu’il y a même un risque d’inverser les progrès vers cet objectif.

« La méfiance et les tensions croissantes entre les États dotés d’armes nucléaires ont augmenté les risques nucléaires. Les programmes de modernisation des arsenaux menacent une course aux armements nucléaires qualitative, basée non pas sur des chiffres mais sur des armes plus rapides, plus furtives et plus précises », a-t-il observé.

Pour cette raison, il a déclaré qu’il était « essentiel » que la Russie et les États-Unis prolongent immédiatement de cinq ans le « Nouveau traité START » signé en 2010 par les anciens présidents Barack Obama et Dimitri Medvedev.

Il est essentiel que la Russie et les États-Unis prolongent immédiatement de cinq ans le « Nouveau traité START », qui expirera au début de l’année prochaine

« Le seul traité qui limite la taille des plus grands arsenaux nucléaires du monde expirera au début de l’année prochaine, ce qui soulève la possibilité alarmante d’un retour à une concurrence stratégique sans restriction », a déclaré le Secrétaire général.

La responsabilité incombe aux États

António Guterres a déclaré que, dans l’intérêt de la sécurité mondiale, « le monde doit emprunter une voie commune vers le désarmement nucléaire » et que les responsables de cet effort sont les nations qui possèdent ce type d’armement « en respectant leurs engagements de désarmement existants et en prenant des mesures concrètes pour réduire le risque nucléaire ».

Il a déclaré que ces mesures sont « plus nécessaires que jamais », en particulier dans le climat actuel de tension internationale.

Selon M. Guterres, la seule façon d’éliminer complètement le risque nucléaire est d’éliminer complètement les armes nucléaires. « Le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires reste la pierre angulaire du régime de désarmement et de non-prolifération nucléaires », a déclaré le chef de l’ONU.

Pour cette raison, il a appelé les États parties à profiter du report de la dixième conférence d’examen de l’accord pour obtenir un résultat qui le renforcerait et qui inclurait des progrès tangibles vers l’élimination totale des armes nucléaires.

M. Guterres a souligné qu’il attendait également avec impatience l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction des armes nucléaires (TICE), « qui répond au souhait d’un grand nombre d’États de débarrasser le monde de cette menace ».

Face à l’incapacité de la communauté internationale à agir pour une cause commune, comme ce fut le cas lors de la crise du coronavirus, le Secrétaire général a appelé à un multilatéralisme fort et inclusif reposant sur trois piliers : la confiance, le droit international et la sécurité humaine