08 September 2010    
 
 
 
 
 
 
 
 
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26-07-10 08:52 Il y a: 44 days

Les cours d’eau de la rivière de Kakimbo vers des catastrophes écologiques.

AUTEUR : BARRY HASSIMIOU MAMADOU, JOURNALISTE

Le nom Kakimbo, va rappeler à chacun selon ce qui l’intéresse soit la localité, soit le cours d’eau et que sais-je ! En tout état de cause c’est dans la Commune de Ratoma à coté de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Guinée ; là existe des carrières d’exploitation de gravier, granite entre autres à ciel ouvert.


A s’y rendre vous allez vous prendre la tête et pleurer le sort des misérables populations guinéennes tout comme celui des futures générations de ces 245857 km2.D’ouvertures de trous énormes à vous transporter dans les grands sites miniers, ouvertures qui atteignent le cours d’eau Kakimbo beaucoup usité par les riverains pour lessive, vaisselle, arrosage et quoi d’autre ?

Sur ce site d’exploitation de matériaux de construction ou d’entretien de routes de Kakimbo, on peut constater :   
-le manque de barrière de protection contre les éventuels dérapages le long des carrières malgré l’énormité des trous ;
- les ouvertures qui atteignent le cours d’eau ;
- l’eau du cours d’eau trouble ;
- des érosions du site en direction du cours d’eau, donc obligation de sédimentation, d’envasement, d’où des risques de disparition du cours d’eau ;
-des risques d’effondrement, voire même de glissement de terrain, la Guinée étant un pays à risques sismiques ;

Il faut signaler la présence de dépotoirs d’ordures et bouts de vidange dont le lixivia sous l’effet du ruissellement à travers les eaux de pluies se retrouvera forcement dans le cours d’eau avec tous les risques de santé publique.

Dans nos investigations, il nous a été signalé que les exploitants de ces carrières sont l’entreprise ENCO5 et celle GUICOPRESS.

Ce qui rend la situation plus préoccupante est l’absence totale de signes de remise à niveau et de restauration du site, alors que tout projet de ce genre doit être accompagné de sérieuses études d’impact environnemental, de plan d’urgence et de restauration pour minimiser les impacts négatifs.

Attention !qu’on s’y mette alors pour limiter les dégâts car il y a danger, le département de l’Environnement en alerte est déjà à pieds d’œuvre pourvu que ce ne soit pas feu de paille.

Barry Hassimiou Mamadou, journaliste


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